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La caisse de marché pensée pour les artisans : comment ça marche dans JDB Galaxy

✍️ Dirk — artisan graveur, créateur de JDB Galaxy 📅 1 juillet 2026 ⏱ 7 min de lecture

C'était deux jours avant le marché de Noël de Bressuire, novembre 2025. J'avais ma caisse en métal, mes petites pièces soigneusement comptées, et l'habituelle angoisse du samedi matin : est-ce que j'allais devoir jongler entre la calculette du téléphone, le carnet de ventes et le client qui attend sa monnaie avec le sourire poli de celui qui commence à s'impatienter ?

J'ai construit la première version du module caisse ce soir-là. Pas pour le plaisir de coder — pour résoudre un vrai problème. Depuis, le module a bien évolué, et je vais vous expliquer exactement ce qu'il fait, comment je l'utilise, et pourquoi certains choix ont été faits.

Le problème concret qu'on essaie de résoudre

Sur un marché ou une foire, le temps de transaction compte. Pas en secondes abstraites : en longueur de file d'attente, en clients qui renoncent, en erreurs de monnaie commises parce qu'on essaie de calculer trop vite. Chaque artisan qui vend en direct le sait.

La plupart des solutions qui existent sont soit des logiciels de caisse pensés pour des boutiques (avec abonnement mensuel, TPE imposé, connexion internet obligatoire), soit des carnets papier, soit une calculette. Aucune de ces trois options n'est vraiment satisfaisante quand vous êtes seul sur votre stand par 5°C.

JDB Galaxy prend un parti clair : enregistrer les ventes rapidement, en local, sans dépendre d'un réseau ou d'un prestataire de paiement. Ce n'est pas un terminal bancaire — c'est un carnet de caisse intelligent.

🪚 Vécu d'atelier

Mon stand à Bressuire : une tablette posée sur un support, l'écran orienté vers moi. Le client pointe un objet. Je tape dessus dans la grille. Je valide. Quinze secondes, la vente est enregistrée, le ticket s'affiche. Le client suivant approche. Sans ce module, j'aurais fait la même chose avec un carnet et un stylo — mais j'aurais perdu les données au premier coup de vent.

L'interface : grande, tactile, conçue pour les doigts

L'écran de caisse affiche vos articles en grille — les mêmes que dans votre catalogue. Un tap pour ajouter au panier, un autre tap pour augmenter la quantité, un swipe pour supprimer. Aucune saisie au clavier sauf si vous vendez quelque chose hors catalogue (le prix libre est prévu pour ça).

Le design est volontairement sobre : fond clair, gros boutons, total affiché en permanence en haut. Pourquoi ? Parce qu'on utilise souvent l'app avec une seule main, l'autre tenant un objet ou tendant la monnaie. Et parce que le soleil de juillet sur un écran de tablette ne pardonne pas les petits textes gris.

La caisse fonctionne sur smartphone, tablette et ordinateur. Elle ne nécessite pas de connexion internet — toutes les données restent sur votre appareil. Pas de compte en cloud, pas de synchronisation automatique avec un serveur distant. Vos ventes du jour n'appartiennent qu'à vous.

💡 Astuce

Avant chaque marché, vérifiez que votre catalogue est à jour : prix corrects, articles que vous emportez bien présents. Ça prend deux minutes et ça évite d'avoir à taper un prix libre à la main pendant que la file s'allonge.

Les paiements mixtes : enfin une vraie solution

C'est la fonctionnalité qui m'a le plus manqué dans tous les outils que j'ai essayés avant de créer JDB Galaxy. Sur les marchés, les clients paient souvent en mixte : une partie en espèces parce qu'ils ont des pièces qui traînent, une partie par carte parce qu'ils n'ont plus assez de liquide. Ou chèque et espèces. Ou trois modes différents pour un seul achat groupé.

Dans la plupart des caisses, cette situation génère une erreur ou oblige à une acrobatie mentale. Dans JDB Galaxy, vous déclarez simplement les différents modes de règlement pour une même transaction. La caisse calcule automatiquement le rendu monnaie si le total espèces dépasse le montant dû, et enregistre chaque mode séparément dans les statistiques.

Les modes disponibles : espèces, carte, virement, chèque, et un mode « autre » configurable. Chaque vente enregistre quels modes ont été utilisés — pratique pour réconcilier la caisse en fin de journée.

🪚 Vécu d'atelier

Un client prend une plaque gravée à 45 €. Il tend 30 € en cash et tape sa carte pour 15 €. En deux champs, je déclare les deux montants. La caisse valide, le ticket s'affiche avec les deux modes. Dans les stats du soir, les 30 € tombent côté espèces et les 15 € côté carte. Aucune case vide dans mon récap.

Le ticket client

Chaque vente génère un ticket numérique qui s'affiche à l'écran immédiatement après validation. Il contient le nom de votre atelier, la liste des articles achetés avec leurs prix, le sous-total, les modes de règlement, le montant réglé et — si applicable — le rendu monnaie.

Le client peut photographier l'écran si il veut garder une trace. Si vous avez une petite imprimante thermique Bluetooth (les modèles à 30–50 € qui tournent sous Bluetooth et émulent un format ESC/POS), vous pouvez imprimer directement depuis la tablette. La fonction d'impression est intégrée — il suffit de connecter l'imprimante une fois et elle apparaît dans la liste.

Ce ticket, c'est aussi votre preuve de vente en cas de litige ou de réclamation client. Rien de spectaculaire, mais ça compte quand un client revient trois semaines après en disant « j'ai payé combien déjà ? ».

Les statistiques journalières

En fin de marché, la caisse affiche un récapitulatif complet de la journée : nombre de transactions, chiffre d'affaires total, répartition par mode de paiement (espèces / carte / virement / autre), article le plus vendu, et panier moyen.

Ces chiffres servent à deux choses. D'abord, vérifier que votre caisse physique correspond à ce que le logiciel a enregistré — une différence de quelques euros signale souvent une erreur de monnaie ou un oubli de saisie. Ensuite, analyser ce qui se vend : si la plaque gravée à 45 € sort systématiquement le mieux, vous savez quoi prioriser la prochaine fois dans votre stock.

📌 À retenir

Module caisse = grille d'articles tactile, paiements mixtes (tous modes sur une même vente), ticket numérique ou imprimé, stats journalières avec répartition par mode. Tout fonctionne hors ligne. JDB Galaxy n'est pas un terminal bancaire — il enregistre les ventes, il ne déclenche pas les transactions.

Ce que la caisse ne fait pas — et pourquoi c'est voulu

JDB Galaxy ne gère pas vos transactions bancaires. Votre lecteur de carte Bluetooth (SumUp, Zettle, Square, ou autre) reste votre lecteur de carte. La caisse enregistre que le paiement a eu lieu et par quel moyen, mais elle n'est pas branchée à votre compte bancaire.

Ce choix est délibéré. D'abord, ça évite les frais de plateforme — les solutions tout-en-un prennent souvent 1,5 à 2,5 % sur chaque transaction carte. Ensuite, ça fonctionne sans connexion internet, même dans les zones où le réseau est absent (et les marchés ruraux en sont friands). Enfin, ça vous laisse choisir votre prestataire de paiement librement — changez de lecteur de carte sans changer de logiciel de caisse.

✅ Pour démarrer

Avant votre prochain marché : ouvrez JDB Galaxy, allez dans le module Catalogue, vérifiez que vos articles sont à jour. Puis ouvrez la Caisse, faites une vente test de 0 € pour vous familiariser avec l'interface. Comptez cinq secondes entre « le client choisit » et « la vente est enregistrée ». Si vous êtes à l'aise, vous êtes prêt.

Si vous vendez sur des marchés, des foires artisanales ou des vide-greniers — et que vous cherchez un outil simple qui fonctionne sans internet, sans abonnement à une plateforme de paiement, et sans vous obliger à changer de lecteur de carte — c'est exactement pour ça que ce module a été construit. Pas pour révolutionner le commerce. Pour que le samedi matin soit un peu moins stressant.