Administratif

Le devis qui m'a sauvé : mentions obligatoires + les 3 lignes anti-impayés

✍️ Dirk — artisan graveur, créateur de JDB Galaxy 📅 3 juillet 2026 ⏱ 5 min de lecture

Le devis, pour beaucoup d'entre nous, c'est la corvée qu'on expédie en trois lignes par SMS entre deux découpes.

Et ça marche très bien. Jusqu'au jour où ça ne marche plus du tout.

🪚 Vécu d’atelier

Une commande personnalisée, à moitié produite. Le client annule — « désolé, on a changé d'avis ». Pas de devis signé, pas d'acompte, juste des messages. La pièce était gravée à son nom : invendable. J'ai tout absorbé : la matière, les heures, et la soirée à ruminer. Cette pièce-là m'a appris plus que n'importe quelle formation juridique.

Depuis, mes devis sont blindés. Voici ce qu'il faut dedans — le légal d'abord, puis les trois lignes qui font le vrai travail de protection.

Les mentions obligatoires (la base légale)

  • La mention « Devis » et sa date d'émission
  • Vos coordonnées complètes : nom, adresse, SIRET, statut
  • Nom et adresse du client
  • Description détaillée de chaque prestation : quantité, prix unitaire
  • Prix total HT et TTC — ou « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » en franchise
  • Durée de validité de l'offre
  • Conditions de paiement
  • « Bon pour accord » + signature du client pour l'accepter

Métiers à assurance pro obligatoire (bâtiment notamment) : le contrat d'assurance et sa couverture géographique doivent aussi y figurer.

Voilà pour rester dans les clous. Maintenant, les trois lignes qui vous éviteront de revivre mon histoire de pièce gravée.

Ligne 1 — L'acompte. Toujours. Sans exception pour le personnalisé.

« Acompte de 40 % à la commande, solde à la livraison. La production démarre à réception de l'acompte. »

Une pièce au prénom de « Léo » ne se revend à personne d'autre. L'acompte n'est pas de la méfiance, c'est de l'engagement mutuel : le client qui verse 40 % ne « change plus d'avis ». Entre 30 et 50 % selon la matière engagée.

Ligne 2 — L'annulation

« En cas d'annulation après le début de production, l'acompte reste acquis à titre d'indemnité. »

Une ligne. Une seule. Sans elle, l'annulation est un rapport de force que vous perdrez par gentillesse. Avec elle, c'est une simple lecture du devis signé. Le ton de la conversation n'a plus rien à voir.

Ligne 3 — Le délai, version futée

« Délai de livraison estimé : 3 semaines à compter de la réception de l'acompte. »

Deux détails qui changent tout : le délai part de l'acompte — pas de la promesse orale du marché — et il est estimé.

💡 La semaine magique

Annoncez toujours une semaine de plus que votre calcul. Livrer en avance fait un client ravi qui vous recommande. Livrer en retard fait un client perdu qui raconte pourquoi. Même travail, réputation opposée — pour une semaine d'écart sur un papier.

Le vrai maillon faible : le suivi

Soyons francs : le problème de la plupart des ateliers, ce n'est pas le devis. C'est ce qu'il devient après. Combien d'envoyés ce mois-ci ? Combien d'acceptés ? Lesquels attendent une relance depuis dix jours ?

Un devis sans réponse après une semaine mérite un message. La moitié des « silences » sont juste des clients occupés — et une relance polie récupère des ventes que vous pensiez perdues.

Dans JDB Galaxy, chaque devis a un statut, se transforme en facture en un clic, et le tableau de bord signale ceux qui traînent. Vos mentions et votre acompte sont dans le modèle : écrits une fois, protégés pour toujours. La démo montre le circuit complet.

🎯 À faire ce soir (10 minutes)

Ouvrez votre modèle de devis. Vérifiez les trois lignes : acompte, annulation, délai depuis acompte. Il en manque une ? Ajoutez-la maintenant — la prochaine commande personnalisée arrivera avant que vous y repensiez.

Guide pratique, pas conseil juridique : en cas de litige réel, direction avocat ou chambre de métiers. Pour approfondir : notre guide complet du devis légal.